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Assurance agricole : un filet de sécurité pour l’économie verte africaine

Filet de sécurité de l'économie verte africaine : L'assurance agricole protège les agriculteurs des risques climatiques tels que la sécheresse.

En Afrique, tout le monde sait qu’on ne joue pas avec la pluie : elle tombe quand elle veut, part quand elle veut, et embarque avec elle nos espoirs de récolte si elle décide de bouder trop longtemps. Entre sécheresses dignes de films d’apocalypse et inondations capables de transformer un champ de maïs en piscine municipale, être agriculteur aujourd’hui c’est un peu comme parier au Loto  sauf que quand on perd, ce n’est pas juste un ticket de 200 F qui part en fumée, c’est toute une saison. Et dans un continent où environ 70-80 % de la population rurale travaille dans l’agriculture (World Bank Blogs), et que moins de 3 % des petits exploitants sont assurés (PARM+1), le drame n’est pas seulement climatique, il est aussi économique.


Lorsque le secteur agricole subit un choc, ce n’est pas juste l’assiette d’un foyer qui se vide. Cela affecte les marchés, les prix, les exportations, le pouvoir d’achat. Par exemple, l’agriculture représente environ 17 % du PIB dans l’Afrique subsaharienne selon la base de données du World Bank pour 2023 (World Bank Open Data). Et plus largement, il est estimé que « dans la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne, l’agriculture constitue entre 20 – 50 % du PIB » (ScienceDirect). Sans assurance, ce secteur clé pour les emplois, la sécurité alimentaire et l’économie rurale  reste extrêmement vulnérable.


Aujourd’hui l’assurance agricole ne doit  pas être un gadget de marché pour pays riches car elle est une ceinture de sécurité pour empêcher que l’économie rurale ne parte en tonneaux à chaque caprice climatique. Par exemple, des rapports indiquent que moins de 3 % des petits exploitants en Afrique subsaharienne sont assurés (IFC+1), et qu’environ 97 % des agriculteurs n’ont pas de couverture en Afrique (Banque Africaine de Développement). Il est impératif de mettre en place des assurances qui permettront aux agriculteurs d' investir dans l’irrigation, les semences améliorées, l’agroforesterie ce qui permettra de couvrir toutes sortes de risques agricoles.


Le continent pousse aujourd’hui vers une économie verte, énergie propre, agriculture durable, climat résilient mais aucun de ces rêves ne tient debout si les agriculteurs continuent à vivre au jour le jour. Une économie verte sans assurance, c’est comme planter des arbres avec un allumette allumée dans l’autre main. L’assurance agricole permet non seulement de protéger les producteurs, mais aussi d’attirer les investissements, stabiliser les marchés, et réduire la pression sur les aides humanitaires post-désastre qui coûtent des milliards chaque année aux États africains.



Il est primordial aujourd’hui de mettre en place des assurances agricoles pour une exploitation plus sécurisée et pour y arriver, plusieurs solutions s’offrent à vous chers entrepreneurs. 


1) Plateformes d’assurance agricole basées sur les données météo : Dans nos réalités africaines, la météo c’est comme un oncle instable : on sait qu’il va changer d’avis… on ne sait juste pas quand. Les assurances basées sur des indices météo viennent donc rendre la chose moins dramatique. Elles analysent la pluviométrie, la sécheresse, le vent, les températures, et dès qu’un seuil critique est franchi, le dédommagement tombe automatiquement  pas besoin de supplier un agent qui te dit “reviens mardi”.

Ce type de système réduit les disputes, élimine la lenteur administrative et rassure l’agriculteur qui peut planter en paix. C’est un peu comme avoir un parapluie automatique qui s’ouvre dès que le ciel fait une grimace, sans même que tu lèves la main.

2) Outils de surveillance et de prédiction climatique : Aujourd’hui, l’agriculteur moderne ne peut plus travailler seulement avec l’instinct de son grand-père. Le climat, lui, n’a pas la politesse de respecter les saisons d’autrefois. Avec des outils de prévision  satellites, capteurs, modèles IA on peut savoir quand planter, quand irriguer, quand éviter de labourer pour rien. C’est comme demander à un devin mais version scientifique et moins cher qu’un prophète charismatique. Et contrairement aux visions spirituelles, ici si le modèle dit “inondation possible”, ce n’est pas une menace : c’est une information d’avance qui peut sauver la saison, l’argent, et le moral.

3) Programmes de micro-assurance pour petits exploitants : Chez nous, beaucoup de paysans n’ont pas de gros moyens : si tu leur parles d’assurance, ils pensent automatiquement “c’est pour les riches et les blancs”. La micro-assurance casse cette barrière : petites primes, paiements mobiles, couverture adaptée aux réalités locales. C’est l’assurance sans costume-cravate, sans grandes phrases latines, sans dépôt bancaire impossible. C’est comme donner un gilet de sauvetage à quelqu’un qui traverse un fleuve sur une pirogue : même si ce n’est pas un yacht, on peut éviter la noyade. En plus, cette protection encourage les agriculteurs à investir car personne ne met de l’engrais de luxe dans un champ qui peut disparaître avec la première inondation.


On peut parler d’économie verte, de transition énergétique, de climat résilient, de souveraineté alimentaire du matin au soir… Mais si au premier coup de tonnerre les agriculteurs se retrouvent ruinés comme des joueurs de pari sportif un mauvais week-end, tout ce storytelling tombe à l’eau. L’assurance agricole n’est pas un luxe d’État riche, c’est une infrastructure invisible au même titre qu’une route ou un barrage : sans elle, aucun investissement agricole n’est rationnel et aucune économie rurale ne tient debout.


Avec des solutions simples on peut transformer une agriculture où on croise les doigts en une agriculture où on calcule, on sécurise et on avance. Et ce jour-là, l’Afrique ne sera plus spectatrice des saisons : elle deviendra stratège face au climat. Parce qu’au final, même si la pluie fait toujours son caractère, nos économies n’ont plus à subir son humeur.


Chez Energy Generation, nous ne faisons pas que commenter les défis du continent nous construisons les solutions avec celles et ceux qui ont le courage de les inventer. Si tu portes dans ta tête une idée capable de changer le quotidien des agriculteurs, des communautés ou de l’économie verte africaine, notre programme de Venture Building est là pour t’accompagner du concept jusqu’au marché : https://www.energy-generation.org/venture-building

Et si au contraire tu as déjà parcouru le chemin, que tu maîtrises ton domaine et que tu veux tendre l’échelle à la nouvelle génération d’innovateurs, rejoins-nous comme mentor : https://www.energy-generation.org/become-a-mentor


Parce qu’en Afrique, les solutions ne tomberont ni du ciel ni du hasard — elles sortiront des cerveaux qu’on décide enfin d’accompagner. 


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